Voir ici des photos de modèles posant pour des artistes.
Voir ici des tutos collectés via les archives d’internet en "open source".
Il s’agit d’un passage nécessaire pour les débutants, mais ce n’est pas un but en soi, c’est simplement un moyen.
Connaître les bonnes proportions et représenter avec justesse les différentes parties du corps ne suffit pas nécessairement à faire un bon dessin, que ce soit sur le plan graphique, esthétique ou expressif.
Les proportions du corps humain en dessin reposent sur une idée simple : tout se mesure en unités-tête. On prend la hauteur du crâne (du menton au sommet du crâne sans les cheveux) comme unité de mesure, et on exprime le reste du corps en multiples de cette unité. C’est une convention, pas une loi biologique — mais elle donne un squelette mental très utile pour vérifier un dessin qui « ne ressemble pas ».
La référence académique classique est de 7,5 têtes pour une silhouette adulte moyenne, mais le canon « héroïque » hérité de Polyclète (le Doryphore) monte à 8 têtes, et l’illustration de mode travaille souvent à 8 ou 9. Léonard, dans son Homme de Vitruve, s’appuie sur le texte de Vitruve et retient plutôt 8 têtes avec les bras écartés inscrits dans le carré et le cercle.
Ces chiffres sont des moyennes statistiques sur des populations, avec des écarts individuels considérables liés à la génétique, à l’âge, au sexe et à la morphologie. Un canon rigide appliqué mécaniquement produit des personnages en plastique. Les bons dessinateurs s’en servent comme grille de vérification, pas comme gabarit.
Concrètement : travaillez d’après modèle vivant dès que possible, utilisez un fil à plomb ou le bord de votre feuille pour aligner verticalement les repères, mesurez par comparaison (méthode du crayon tendu : pouce sur le crayon, on reporte une longueur observée), et vérifiez vos rapports avant d’entrer dans les détails. En perspective ou en raccourci, oubliez les unités-tête et raisonnez en volumes.
Vous pouvez ensuite choisir de vous rapprocher d’une représentation réaliste, en respectant les proportions du modèle, ou au contraire de vous en éloigner, voire de déformer le corps pour des raisons graphiques ou esthétiques. L’essentiel est que cela devienne un choix de votre part.
Division du corps en huit parties égales.
Le rapport tête/corps évolue fortement avec la croissance, parce que la tête grandit beaucoup moins vite que le reste.
Un enfant ne se dessine donc pas comme un adulte en réduction : il faut raccourcir les jambes et agrandir la tête proportionnellement.
| Âge | Hauteur totale |
|---|---|
| Nouveau-né | ≈ 4 têtes |
| 2 ans | ≈ 5 têtes |
| 6 ans | ≈ 6 têtes |
| 10–12 ans | ≈ 7 têtes |
| Adulte | 7,5 – 8 têtes |
La topographie morphologique décrit la forme du corps et la répartition de ses principales structures. Les différences présentées ci-contre sont des tendances générales : elles varient selon les individus, l’âge, l’origine, l’entraînement physique et les caractéristiques hormonales. Elles ne permettent pas, à elles seules, de décrire chaque personne.
Le squelette masculin est généralement plus grand et plus robuste, avec des os plus volumineux et des reliefs d’insertion musculaire souvent plus marqués.
Le bassin féminin est, en moyenne, plus large par rapport à la taille du corps et présente des différences de forme liées notamment à la grossesse et à l’accouchement. Il existe toutefois une grande diversité anatomique dans les deux sexes.
Les hommes ont généralement une masse musculaire totale plus importante, particulièrement au niveau du haut du corps.
Les femmes présentent, en moyenne, une masse musculaire proportionnellement plus faible et une répartition différente des volumes musculaires.
Néanmoins, les principales différences anatomiques concernent les organes reproducteurs.
Elle se divise verticalement en quatre bandes sensiblement égales : sommet → ligne des cheveux, ligne des cheveux → ligne des sourcils, sourcils → base du nez, base du nez → menton.
Conséquence contre-intuitive mais fondamentale : les yeux sont à la moitié de la hauteur du crâne, pas dans le tiers supérieur comme on le dessine spontanément. La bouche se place environ au tiers de la distance entre la base du nez et le menton.
En largeur, la tête fait à peu près deux tiers de sa hauteur, et contient cinq largeurs d’œil : un œil, un espace d’un œil, un œil, puis un demi-œil de chaque côté. L’oreille s’étend de la ligne des sourcils à la base du nez.
Si vous voulez creuser, les références les plus citées sont Andrew Loomis, dont la méthode de construction de la tête est devenue un standard.